Nos projets en cours

Chef de projet : Josée Latulippe

Organisme partenaire : Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario (Aféseo)

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : printemps 2020 à printemps 2022

Ce projet a pour objectif d’identifier les meilleures pratiques pour atténuer les effets négatifs de la distanciation sociale et de l’isolement professionnel et culturel dans le secteur de la petite enfance en Ontario français causé par la pandémie de la COVID-19. Tout comme l’isolement social, l’isolement professionnel et culturel peut avoir des effets nocifs sur la santé de ces employé(e)s et, par conséquent, la santé des organismes. Utilisant une méthode d’évaluation mixte, l’équipe de recherche étudie l’efficacité de communautés d’apprentissage professionnel virtuelles comme stratégie pour diminuer les effets négatifs de la distanciation sociale et de l’isolement professionnel et culturel.

Parmi les résultats escomptés de ce projet est la mise en place de meilleures pratiques dans le milieu de la petite enfance qui pourraient aussi être adaptées à d’autres secteurs et situations de crise. L’amélioration du bien-être, du sentiment d’appartenance, de la motivation et de l’engagement des professionnels du milieu améliorera la rétention des employés dans un secteur qui vivait déjà une pénurie de main-d’œuvre avant la pandémie.


Mots clés : Petite enfance, Ontario français, COVID-19, Pandémie, Distanciation sociale, Isolement professionnel, Isolement culturel, Rétention, Communauté virtuelle

Chefs de projet : Marc Hébert, Marc Nellis

Équipe de recherche: Roch Rochon, Olivia Baudet

Étudiants assistants de recherche : Alexandre Roy-Guay, Fateh Anabi, Chantal Frescura, Valérie Poisson

Organisations partenaires : Glencore Sudbury INO, Atlantic Power Generation

Agence de financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : avril 2019 à septembre 2022

À Sudbury, en Ontario, les émissions de grandes quantités de dioxyde de soufre et de métaux générés par plus d'un siècle d'activités minières ont entraîné l'épuisement des éléments nutritifs du sol, ainsi que l'accélération de son acidification. Des efforts concertés ont été déployés depuis les années 70 pour réduire l'acidité des sols de la région avec de la chaux dolomitique, mais l'Étude des sols de Sudbury (2009) a montré qu'il subsistait une faible fertilité des sols, un mauvais équilibre des nutriments et une capacité limitée de rétention de l'eau, particulièrement près des propriétés minières. Bien que la chaux dolomitique réduise les niveaux d'acidité, elle apporte peu de valeur nutritive au sol et à la végétation. Par conséquent, des engrais artificiels doivent être utilisés pour rendre le sol fertile pour toute plantation immédiate.

Dans le cadre de ce projet, l'équipe de recherche examine la viabilité d'un traitement à base de cendre de bois pour la réhabilitation des sols acidifiés par les activités minières ; la cendre de bois peut non seulement augmenter le pH du sol, mais aussi réduire la nécessité d'appliquer des engrais artificiels. L'équipe de recherche étudie la viabilité d’utiliser les cendres de bois résiduelles d’une usine de production d’Atlantic Power Generation (chauffée par de la biomasse) destinées au dépotoir, pour l'assainissement des sols des sites miniers en effectuant des essais sur du terrain appartenant à Glencore Sudbury INO.

Les résultats pourraient fournir à Glencore une alternative peu coûteuse et écologique au chaulage et à la fertilisation tout en réduisant les extrants d’APG allant au dépotoir.

Mots clés : Acidification du sol, Épuisement du sol, Assainissement du sol, Nutriments du sol, Activité minière

Chefs de projet : André Ferron, Roch Rochon

Étudiants assistants de recherche : Olivia Baudet, Nicholas Isabelle, Claire Binette, Brianna Gervais, Emma Maurice, Danny-Elle Henri

Organisme partenaire : New North Fisheries

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : avril 2019 à avril 2022

Au Canada, l'aquaculture est une industrie de 840 millions de dollars dont l'Ontario représente moins de 20 millions. La truite arc-en-ciel est la principale espèce de poisson produite par l'aquaculture commerciale en Ontario, mais le grand corégone est l'espèce la plus importante capturée par les activités de pêche commerciale dans les Grands Lacs. Depuis des décennies, les écosystèmes des Grands Lacs ont subi les effets négatifs de l'apparition de plusieurs espèces envahissantes telles que la moule zébrée, et les prises de corégone du lac ont diminué alors que la demande a augmenté.

Pour aider à répondre à cette demande, l'équipe de recherche, en collaboration avec New North Fisheries, étudie la culture en cage du grand corégone comme solution possible. Chaque année, pendant trois ans, une nouvelle génération d'œufs de grand corégone sera prélevée à l’automne à partir du lac Huron et incubée au Collège Boréal pour produire des alevins qui seront transportés à une cage dans le lac Huron l'été suivant. Ils seront ensuite élevés dans la cage jusqu'à ce qu'ils atteignent la taille désirable pour le marché. Tout au long du projet, l'équipe de recherche recueillera et analysera des données sur la culture selon les directives de culture en cage du ministère des Richesses naturelles et des Forêts. Grâce à cette étude, nous serons en mesure de déterminer la faisabilité de l'élevage du grand corégone, de l'œuf à l'adulte, à des fins commerciales.

Mots clés : Grand corégone, Aquaculture, Alevins, Élevage en cage, Grands Lacs, Pêche commerciale

Chef de projet : Frédéric Boulanger

Étudiantes assistantes de recherche : Diane Richer, Nathalie Kalinga

Organismes partenaires : Association socioculturelle de la communauté rwandaise de Windsor, Communauté burundaise de Windsor et Communauté congolaise de Windsor-Essex

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : avril 2020 à avril 2023

Ce projet cherche à évaluer, améliorer et innover le modèle de livraison de services intégrés aux nouveaux arrivants en collaboration avec l’Association socioculturelle de la communauté rwandaise de Windsor, la communauté burundaise de Windsor et la communauté congolaise de Windsor-Essex. Les nouveaux arrivants sont des acteurs importants dans la croissance économique du pays, ainsi que l'un des principaux leviers pour atténuer les impacts de la pénurie de main-d’œuvre, le vieillissement de la population et la baisse de natalité généralisée au pays. Les services d'établissement et d'intégration sont essentiels pour subvenir à leurs divers besoins.

La communauté des nouveaux arrivants de Windsor-Essex est à la recherche de services et d’appui efficaces et humains qui facilitera et accélérera l’intégration socioéconomique de nouveaux arrivants. Afin de répondre à ces besoins, l’équipe de recherche effectuera une comparaison des trajectoires de nouveaux arrivants qui (1) n’ont pas ou ont très peu utilisé les services d’établissement, (2) qui ont utilisé les services d’établissement offerts par un fournisseur de services financés par le gouvernement fédéral, et (3) qui ont un plan d’intégration économique, qui ont eu un plan d’intégration socioéconomique, ou qui sont sur le point d’élaborer leur plan d’intégration socioéconomique. Avec une approche de méthodes mixtes, l’équipe de recherche recueillera des données qualitatives par l'entremise d’entrevues et de groupes de réflexion, ainsi que des données quantitatives sur la progression des compétences langagières, la transition vers une éducation postsecondaire et le salaire moyen des nouveaux arrivants.  

Parmi les résultats anticipés de ce projet sont l'élaboration d'un modèle d'intervention éprouvé qui pourra être adopté ou adapté par d'autres fournisseurs de services, et la création d'un modèle de recrutement et de rétention des nouveaux arrivants pour les municipalités de petite et moyenne taille.

Mots clés : Nouveaux arrivants, Intégration socioéconomique, Services d’établissement, Modèle d’intervention

Chefs de projet: Marc Hébert, Marc Nellis

Équipe de recherche: Roch Rochon, Olivia Baudet, Nathan Basiliko, PhD (Laurentian University), Graeme Spiers, PhD (Laurentian University), Peter Beckett, PhD (Laurentian University), Jonathan Lavigne, PhD Candidate (Laurentian University)

Étudiants assistants de recherche : Brady Chisholm, Danny-Elle Henri

Organisme partenaire : Université Laurentienne, The Ontario Aggregate Resources Corporation (TOARC), Ethier Sand & Gravel, and Pioneer Construction, Glencore

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : mai 2021 à mai 2024

Il y a de nombreux puits d'extraction et sites de carrières d’agrégats qui nous ont été légués et dont l’exploration date d’avant la loi de 1990 sur les Ressources en agrégats. Cette loi exige une réhabilitation progressive de tous les sites d'extraction d'agrégats autorisés en Ontario. Certains de ces anciens sites, identifiés par le partenaire du projet, The Ontario Aggregate Resources Corporation, seront utilisés pour l'étude.  L'équipe de recherche va donc collaborer avec des propriétaires fonciers ayant des droits de surface sur d'anciens sites d'extraction d'agrégats et qui souhaiteraient les réhabiliter. L’équipe va aussi travailler avec des sociétés minières et de grandes sociétés de production d'agrégats qui ont des sites qui en sont à différentes étapes de réhabilitation contemporaine.

L’objectif clé du projet est de développer des protocoles qui pourront être appliqués commercialement dans la production d'agrégats et dans le secteur de l'exploitation minière au moment de la fermeture progressive et définitive ainsi que la restauration de sites d’extraction. D’abord et avant tout, l'équipe de recherche veut explorer de nouveaux amendements du sol et de nouvelles stratégies de plantation.  Le but est de faciliter la restauration de la biodiversité et des fonctions clés des écosystèmes comme le cycle des nutriments, le stockage du carbone, la résilience aux perturbations et la protection des eaux souterraines et de surface.

 

Chefs de projet: Guy Lachapelle, Kuny Laurin

Étudiants assistants de recherche : Alec Delisle Veillette, Jessy Vendette

Organisme partenaire : Ionic Mechatronics

Organisme subventionnaire : Centre d'innovation de l'Ontario

Durée : avril 2021 à mars 2022

Chef de projet: Kuny Laurin

Étudiant assistant de recherche : Jaden Laplante

Organisme partenaire : Gagnon Renewable Resources Inc.

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : septembre 2021 à mars 2022

Dans le contexte des objectifs actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d'atténuation des effets néfastes dû aux changements climatiques, l'énergie éolienne reçoit une attention croissante avec le développement de nouvelles technologies utilisées dans le monde entier. Pour maintenir la croissance du secteur, les technologies innovantes doivent continuer à évoluer, en se concentrant sur l'amélioration de la fiabilité, l'augmentation des facteurs de capacité et la réduction des coûts. Malgré l'évolution rapide de la technologie éolienne, les pièces de systèmes à haute performance, telles que les capteurs et les contrôleurs, sont toujours déficientes et manquent de sélection. Gagnon Renewable Resources Inc. (ici GRR) n'a pas été en mesure de trouver un contrôleur qui réponde aux besoins de sa nouvelle éolienne, et l'entreprise vise donc à développer un nouveau contrôleur innovateur qui répondra à ses exigences. Par conséquent, l'objectif du nouveau partenariat entre le Collège Boréal et GRR est de mener une étude de développement de produit et de validation de concept d'un nouveau contrôleur innovateur pour éolienne. Si l'étude est concluante, GRR disposera d'un nouveau dispositif de pointe pour mener à bien son nouveau système d'éoliennes. Ce nouveau système contribuera au développement économique de l'entreprise et lui permettra d'approcher ses clients et de leur présenter des options d'énergie propre pour leurs besoins en électricité.

Chef de projet: Jean Pierre Kapongo

Organisme partenaire : Leisure Farms

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : mai 2022 à mai 2024

La mite du cylamen (Phytonemus pallidus) est un nouveau ravageur des fraises qui retarde la croissance des plantes et le développement des fruits. La lutte contre ce ravageur s'est avérée difficile car il est caché pendant son comportement alimentaire, ce qui rend l'application de pesticides moins efficace. Ces dernières années, Leisure Farms a été confronté à des infestations croissantes de mite Cylamen dans ses cultures de fraises, réduisant ainsi la qualité et le rendement des cultures. L'exploitation a besoin de soutien pour faire face aux infestations de ravageurs émergents afin de limiter les pertes de revenus causées par la peste. Ainsi, les objectifs de cette étude sont 1) de déterminer le niveau seuil de mite Cylamen dans le Nord de l'Ontario et 2) de déterminer une méthode de contrôle respectueuse de l'environnement qui maintiendra la population d'acariens en dessous du niveau seuil tout en maintenant la biodiversité dans les régions touchées.

Chef de projet : Jean Pierre Kapongo

Organisme partenaire : TECC Agriculture Ltd

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : mai 2022 à mai 2024

Au cours des dernières décennies, la production d'avoine a considérablement diminué en Ontario, en partie à cause des fortes infestations de pucerons qui réduisent le rendement des cultures et propagent des virus (p. ex. le virus de la naine jaune de l'orge). L'application de pesticides lourds est couramment utilisée pour gérer l'infestation malgré les impacts environnementaux négatifs associés. TECC Agriculture Ltd. a besoin de soutien pour mettre au point un nouveau produit antiparasitaire efficace et respectueux de l'environnement à l'intention des producteurs d'avoine du Nord de l'Ontario. Ainsi, ce projet évaluera de nouvelles techniques de lutte antiparasitaire biologique afin de déterminer la stratégie la plus efficace et la plus respectueuse de l'environnement pour les agriculteurs du nord-est de l'Ontario.

Chef de projet : Johnny Kashama Batabela

Organisme partenaire : Leisure Farms; Rocha Farm; Adagio Farm; Truly Northern Farm; Rubber Boot Farm

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : mai 2022 à mai 2024

Les légumes ethniques sont définis comme des légumes qui ne sont pas traditionnellement cultivés au Canada mais qui sont importés. La culture et la vente de cultures spécialisées ou de nouveaux produits à valeur ajoutée peuvent attirer de nouveaux clients et augmenter les revenus des entreprises agroalimentaires. Les partenaires du projet cherchent un soutien pour développer des protocoles de culture pour une variété de légumes ethniques qui seront spécifiques au Nord de l'Ontario. L'étude vise donc à (1) mesurer l'adaptabilité de divers légumes ethniques au Nord de l'Ontario, (2) déterminer le rendement et rassembler les mesures de rentabilité par rapport à d'autres cultures locales et (3) démontrer leur potentiel en tant que nouveaux légumes alternatifs.

Chefs de projet : Johnny Kashama Batabela, Jean Pierre Kapongo, Marc Hébert

Organisme partenaire : Northern Wildflowers

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : 6 mois

Les plantations de fleurs sauvages sont de plus en plus populaires et reconnues comme un moyen important pour soutenir la biodiversité dans les terrains dégradés, les parcs, les terrains de golf et les fermes de production de semences. Les fleurs sauvages sont généralement plantées sous forme de mélanges de graines et une culture couvre-sol est recommandée. Les cultures couvre-sol aident à stabiliser les sites érodables et à réduire la prolifération de mauvaises herbes. Les pratiques actuelles sont axées sur l'utilisation de l'ivraie de Perse ou ray-grass comme culture couvre-sol. Au cours de la dernière année, Northern Wildflowers, un producteur de semences de fleurs sauvages situé à Whitefish, en Ontario, a rencontré plusieurs problèmes liés à l'utilisation du ray-grass comme culture couvre-sol dans ses mélanges de semences : le ray-grass n'est pas facile à trouver dans le nord de l'Ontario, il fait concurrence aux herbes indigènes et il peut également concurrencer les fleurs sauvages. L'entreprise aimerait explorer d'autres plantes couvre-sol qui sont plus facilement disponibles dans sa région et qui n'entrent pas en compétition avec les plantes indigènes, mais il existe peu d'études sur le sujet. Par conséquent, l'objectif du nouveau partenariat entre le Collège Boréal et Northern Wildflowers est de tester l'efficacité de diverses nouvelles plantes couvre-sol pour favoriser la germination et la survie de graines indigènes de fleurs sauvages afin de développer une nouvelle recette de mélange de graines pour Northern Wildflowers. Les résultats de l'étude fourniront à Northern Wildflowers un produit qui favorisera la biodiversité et les services écosystémiques tout en augmentant son efficacité.

Chef de projet : Marc Hébert

Organisme partenaire : Pelletec Canada

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : 6 mois

La pollution du sol due à l'activité minière peut entraîner l'épuisement des éléments nutritifs du sol et provoquer une acidification accélérée du sol. Pendant plus d'un siècle, la pratique la plus courante pour réduire l'acidité des sols consistait à utiliser de la chaux dolomitique. Un traitement alternatif au chaulage est l'utilisation de cendres de bois, un sous-produit naturel qui peut non seulement augmenter le pH du sol mais aussi réduire l'application d'engrais artificiels. Cependant, l'application de la cendre de bois sur le terrain présente de nombreux défis en raison de sa forme pulvérulente ; les fines particules de la cendre la rendent volatile et facilement emportée par le vent et le ruissellement, la variation de la taille des particules rend difficile une application uniforme, et les fines particules peuvent être inhalées et causer des problèmes de santé. Pelletec Canada (Pelletec), une entreprise de l'industrie forestière située à New Liskeard, en Ontario, explore la mise en boulettes ou la granulation de la cendre de bois comme solution, mais les études sont limitées sur l'agglomération d'une poudre hydrophobe comme la cendre de bois. Par conséquent, l'objectif du nouveau partenariat entre le Collège Boréal et Pelletec est de mener une étude de faisabilité sur l'agglomération de la cendre de bois en granules ou en boulettes à des fins d'application d'amélioration des sols. Le succès de l'étude mènera à un nouveau type d'amendement pour la réhabilitation des sols et fournira à Pelletec un nouveau produit. Travaillant sous la supervision d'un professeur du Collège Boréal, les étudiants en technologie forestière participant au projet acquerront de nouvelles connaissances sur la réhabilitation des sols, la caractérisation des sols et les techniques de granulation et de pelletisation dans un contexte de recherche appliquée et d'apprentissage par l'expérience.

Chefs de projet : Camille Lemieux, Donald Perreault

Organisme partenaire : Ontario Association of Cemetery and Funeral Professionals

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : mai 2021 à mai 2023

L'épidémie de COVID-19 au Canada a amené les provinces et les territoires à instaurer de nouveaux règlements concernant les activités funéraires, limitant la taille des rassemblements et restreignant les cérémonies commémoratives. En Ontario, de nombreux lieux de culte, dont des églises, des mosquées et des synagogues, ont été temporairement fermés en raison des exigences de distance physique. De plus, l'Autorité ontarienne en matière de deuil a établi de nouvelles directives qui limitent à 101 le nombre de personnes pouvant assister à un service funèbre, que ce soit à l'intérieur d'un salon funéraire ou à l'extérieur dans un cimetière. Ces restrictions ont un impact considérable sur la façon dont les personnes et les familles vivent leur deuil, limitent l'accès aux services funéraires et augmentent la demande de crémation immédiate sans cérémonie2. Les effets de la loi COVID-19 touchent également les professionnels du deuil, un groupe souvent considéré comme essentiel ou de " première ligne ". Bon nombre de ces " derniers intervenants " connaissent des niveaux accrus d'usure de compassion et de traumatisme indirect en raison de la perturbation des normes et des pratiques de l'industrie qui sont devenues impersonnelles et " déritualisées ". Le stress additionnel en milieu de travail résultant de l'accès irrégulier à l'équipement de protection individuelle et des exigences accrues en matière d'hygiène et de nettoyage a également contribué à diminuer la santé mentale et le bien-être des professionnels du deuil, qui sont déjà exposés à un risque accru d'alcoolisme, de toxicomanie, de suicide et de SSPT3. Pour faire face aux effets négatifs émergents et cumulatifs du COVID-19 sur la santé mentale des professionnels du deuil, l'Ontario Association of Cemetery and Funeral Professionals (OACFP ici présent) a récemment lancé l'initiative Action for Mental Health : Be Brave, une série de vidéos en cinq parties visant à promouvoir une santé mentale positive chez les professionnels du deuil. L'objectif de cette collaboration entre le Collège Boréal et l'OACFP est de développer des ressources supplémentaires bilingues en matière de santé mentale et d'éducation, y compris un réseau virtuel de soutien par les pairs à l'échelle de la province, afin de soutenir la santé mentale et le bien-être des professionnels du secteur du deuil.

Projets terminés

Dans le nord de l'Ontario, la pandémie de COVID-19 a entraîné une augmentation de la demande d’aliments cultivés et produits localement. Cette hausse de demande des consommateurs n’est pas évidente, car la pandémie a soulevé de nombreux défis pour les entreprises agroalimentaires, notamment une pénurie de main-d'œuvre et la limitation des marchés communautaires. Toutefois, de nombreuses entreprises agroalimentaires sont innovantes et ont trouvé des moyens de faciliter l'accès des consommateurs à leurs produits, telles que l’utilisation des médias sociaux, l’amélioration de leurs initiatives alimentaires locales et la création de magasins en ligne et plateformes électroniques.

L'objectif de cette collaboration en recherche appliquée est d'identifier rapidement les besoins émergents des entreprises agroalimentaires du nord de l'Ontario afin d’offrir un soutien accru aux activités de production, de distribution et de commercialisation pendant la pandémie et fournir des recommandations et stratégies commerciales fondées sur des données probantes pour les entreprises agroalimentaires et les parties prenantes pour assurer la stabilité économique et la sécurité alimentaire dans la période post-pandémique.

Dans le cadre du projet, l’équipe de recherche a développé une carte en ligne interactive du nord de l’Ontario qui répertorie les entreprises agricoles encore ouvertes pendant la pandémie de COVID-19 et comprend des informations telles que l’emplacement, les sites Web et les services et produits. La carte créée à l’aide du logiciel ArcGIS Online continue d’être mise à jour à mesure que le réseau agroalimentaire évolue dans le nord de l’Ontario.

Accédez à la carte ici 

L’équipe de recherche a aussi développé un sondage qui nous aidera à identifier rapidement les besoins émergents des entreprises agroalimentaires du nord de l'Ontario. Les résultats permettront aux organisations partenaires de rapidement positionner leurs services respectifs pour 1) améliorer les soutiens pour la production, la distribution et activités de commercialisation pendant la pandémie; et 2) fournir des recommandations et des stratégies commerciales fondées sur des données probantes aux agro-entreprises et aux responsables politiques pour la période post-pandémique.

Le sondage est maintenant terminé. Accédez aux résultats du sondage ici:

La COVID-19 et le secteur agricole dans le nord de l'Ontario : résultats du sondage

Chargés de projet : Jean Pierre Kapongo, Ph. D., et Josée Côté

Étudiantes assistantes de recherche : Cora Long et Kaelyn Charron

Organisme partenaire : BioNorth Solutions

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : juillet 2020 à décembre 2020

Les activateurs de croissance végétale (ACV) sont des technologies durables innovatrices avec un grand potentiel pour améliorer la floraison, la croissance des plantes, la productivité des cultures, l'utilisation de nutriments et la tolérance face à une variété de facteurs de stress abiotiques. BioNorth Solutions produit trois de ces ACV nommés H5, PGP4 et Resistance Strains. Dans ce projet, l’équipe de recherche a tenté d’identifier comment commercialiser les produits de BioNorth Solution au secteur d’horticulture commerciale.

Dans les serres chaudes du Collège Boréal, l’équipe de recherche a appliqué différents traitements d’engrais chimiques et de différents ACV à des plantules, surveillant leur croissance et recueillant des données sur le nombre et le poids des fruits ou des feuilles, ainsi que sur tous effets secondaires négatifs. Avec ces données, l’équipe de recherche a déterminé la concentration optimale des nouveaux produits, leur impact sur les rendements des cultures de serres et leur efficacité quant à la réduction de l’utilisation d’engrais agricole. Le but ultime de l’équipe de recherche était de produire une analyse de rentabilité économique qui aidera BioNorth Solutions à déterminer une stratégie de prix. Si cette étude s’avère fructueuse, l’équipe de recherche explorera d’autres possibilités de commercialisation.

Mots clés : Rendement de cultures, Commercialisation, Horticulture, Pesticide, Engrais chimique, Technologie durable, Rentabilité économique, Agriculture verte

Chargé de projet : Kuny Laurin

Étudiant assistant de recherche : André Tellier

Organisme partenaire : Borealis Fresh Farms Inc.

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : janvier 2020 à juin 2020

Des formes innovantes de culture en serre, telle que l'agriculture verticale (c’est à dire, cultiver des cultures en couches superposées verticalement), permettent aux fermes du Nord de l'Ontario comme Borealis Fresh Farms Inc. (BFFI) de répondre à la demande pour des produits locaux tout au long de l'année. BFFI utilise des tours de culture verticale zip et a connu des défis techniques en lien avec leur production de laitue. Le manque d’équipement spécialisé nuit à l’efficacité de la main-d’œuvre lors des récoltes. Afin de résoudre ces défis, l'équipe de recherche a conçu et produit un outil prototype permettant de retirer plus facilement les bouchons de germination usagés des tours zip après la récolte. L’équipe de recherche a aussi créé un système sans fil de contrôle de l'humidité et un système de collecte de données à distance qui ont été installés dans les tours zip.

Au Collège Boréal, l'équipe de recherche a construit une reproduction de l'installation de culture verticale de BBFI, y compris les tours zip verticales, le système d'eau, les lampes UV et les semis en motte de laitue. Ensuite, elle a développé 1) un prototype de capteurs pour surveiller la saturation de l'eau et les nutriments; 2) un système de surveillance de l'humidité infonuagique ​​pouvant recueillir à distance des données sur les besoins nutritionnels de la laitue en croissance; et 3), un schéma et un prototype d’un outil d'extraction des bouchons de germination, utilisant à la fois des imprimantes 3D et des découpeurs laser. La nouvelle capacité de pouvoir surveiller les cultures et de récolter et de remplacer facilement les semis en motte devrait considérablement augmenter les rendements et accroître l’efficacité des opérations.

Mots clés : Culture en serre, Agriculture verticale, Rendement des cultures, Tour Zip, Surveillance de l'humidité sans fil, Collecte de données à distance, Prototype, Récolte, Bouchon de germination

Chargé de projet : Denis Ouimette

Étudiants assistants de recherche : Jeremy Roy, Danika Courchesne et Alex Létourneau

Organisme partenaire : Tooketree Passive Homes

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : septembre 2020 à février 2021

Les défis environnementaux tels que celui des déchets de construction sont souvent négligés dans l'écologisation de la construction. Les projets d'infrastructure innovants qui réduisent les déchets de construction par la conception, tels que les panneaux isolants de construction, peuvent jouer un rôle clé dans la protection de l’environnement. En collaboration avec des experts de l'entreprise Tooketree Passive Homes, l'équipe de recherche du Collège Boréal conçoit et développe un nouveau produit durable de pointe: un panneau isolant de construction appelé Mur éconumérique. Ce nouveau produit réduira les déchets de construction et améliorera l'efficacité énergétique des bâtiments, tout en réduisant les coûts de construction globaux.

Au Collège Boréal, l'équipe de recherche a conçu et construit le panneau isolant de construction à l'aide de divers matériaux durables, dont une finition de bois extérieure, des solives apparentes, de l’isolant fait de bois écologique, un panneau isolant rigide fait de contreplaqué et un vernis imperméable. L'équipe a ensuite installé un système d’enregistrement des données pour suivre les changements de température et effectuera des tests structurels pour vérifier la compression dans le mur, la flexibilité, le cisaillement et la charge de stress. Avec ces données, l'équipe de recherche a effectué une étude de faisabilité afin de déterminer si le Mur éconumérique peut être utilisé par l'industrie canadienne de la construction.

Mots clés : Construction verte, Infrastructure durable, Déchets de construction, Efficacité énergétique, Étude de faisabilité, Matériaux durables, Système d'enregistrement des données

Chargée de projet : Josée Latulipe

Organisme partenaire : Association francophone à l’éducation des services à l’enfance en Ontario (Aféseo)

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : printemps 2020 à automne 2021

La vitalité des communautés francophones en Ontario dépend de l'accès aux services de haute qualité en français, ainsi que de la capacité et la volonté des parents de transmettre l'identité culturelle à leurs enfants. La petite enfance est un moment charnière dans la construction identitaire des francophones dans un milieu minoritaire, un mécanisme clé pour assurer la vitalité de ses communautés. Dans le cadre de ce projet, l’équipe de recherche vise à créer un modèle de formation efficace pour transmettre la culture francophone lors de la petite enfance aux professionnels, aux parents et aux enfants.

Le modèle sera développé et évalué en collaboration avec le partenaire, l’Association francophone à l’éducation des services à l’enfance en Ontario. Plus spécifiquement, le programme vise à : 1) conscientiser les professionnels de la petite enfance à l’importance de l’aménagement linguistique, soutenir leur propre construction identitaire et améliorer leurs pratiques à cet effet; 2) conscientiser les parents quant à l’appropriation de la langue et de la culture francophone afin de soutenir leur rôle en tant que passeur culturel auprès de leurs enfants; et 3) favoriser la construction identitaire chez les jeunes enfants, et à long terme, leurs compétences langagières et leur capacité à apprendre en français.  Les données proviendront de différentes sources, notamment d'enfants, de parents, de professionnels de la petite enfance, d'étudiants du Collège Boréal participant au projet, ainsi que de professeurs et formateurs.

Mots clés : Communautés francophones en situation minoritaire, Construction identitaire, Aménagement linguistique, Compétences langagières

Chargé de projet : Guy Lachapelle

Étudiant assistant de recherche : Abdelaziz Chihi

Technologue de recherche : Jenna Butler

Organisme partenaire : DHL Machine Work

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : juin 2020 à mars 2021

Dans l’industrie minière et du traitement des minerais, les carottes de sols sont étudiées, coupées, échantillonnées et remisées sur des étagères à carottes faites de bois et d’acier. Avec le temps, la combinaison de ces diverses activités et du poids des carottes compromet l'intégrité des panneaux de rangement. Puisqu’elles sont souvent remisées à l’extérieur, les panneaux de rangement subissent du dommage additionnel causer par les conditions environnementales et météorologiques. La déformation des barreaux en acier et les fissures sur la charpente en bois peuvent potentiellement entraîner un effondrement, soit un problème de sécurité important. De plus, la recherche ergonomique du Centre de recherche sur la santé et sécurité au travail de l'Université Laurentienne sur les caractéristiques structurelles des panneaux de rangement de carottes de sols a déterminé que certains des barreaux peuvent contribuer à des niveaux plus élevés de maladies musculo-squelettiques chez les travailleurs.

Pour remédier à ces problèmes de sécurité et d'ergonomie, l'équipe de recherche du Collège Boréal a collaboré avec DHL Machine Work pour construire et évaluer un prototype amélioré d'un panneau de rangement de carottes de sols dans le but de le commercialiser auprès des secteurs canadiens de l'exploration minière et du traitement des minerais. Pour commencer, ils ont conçu et illustré des schémas d'une nouvelle étagère y compris les matériaux, les dimensions et les vues en coupe. L'équipe de recherche a construit un prototype au Collège Boréal qui a été par la suite transporté à la fonderie de Sudbury pour une période d'essai de trois mois.

Mots clés : Carotte de sols, Panneau de rangement de carottes de sols, Industrie minière, Traitement des minerais, Prototype, Commercialisation, Santé et sécurité au travail

Chef de projet : Denis Ouimette

Étudiants assistants de recherche : Jérémie Roy, Alex Létourneau et Danika Courchesne

Organisme partenaire : Construction La Ray

Organisme subventionnaire : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

Durée : avril à mars 2021

Malgré les progrès réalisés dans la construction de bâtiments écologiques, les fenêtres représentent toujours une source importante de perte d’énergie. Dans le cadre de ce projet de recherche, le Collège Boréal a collaboré avec la compagnie Construction La Ray à une étude de faisabilité pour le développement potentiel d’un nouveau produit qui permettrait d'améliorer la performance en conservation d’énergie des fenêtres qu’elle pourrait utiliser dans ses projets de construction résidentielle, commerciale et industrielle.

L’objectif principal du projet de recherche était de développer un nouveau produit qui aiderait à diminuer l’empreinte de carbone des infrastructures canadiennes, tout en répondant aux normes du secteur de la construction. Pour ce faire, l’équipe de recherche a développé et construit un mur avec une fenêtre et différentes composantes énergétiques : un fini extérieur en bois, des poutrelles ajourées, de l’isolant de cellulose, de l’isolant à base de bois, un panneau d’isolant rigide, des plaques contreplaquées et un verni imperméable. Ensuite, l’équipe a installé des systèmes permettant de recueillir des données sur l’humidité, la température, etc., et de déceler des fuites et l’infiltration d’air. Des photos infrarouges ont aussi été prises plusieurs fois par jour et par semaine.

L’analyse des données récoltées aidera à déterminer s'il est possible de développer un nouveau produit qui réduira la perte ou le gain d’énergie des fenêtres, améliorant ainsi la consommation énergétique des infrastructures et les coûts associés.

Mots clés : Construction écologique, Infrastructures écologiques, Performance énergétique, Étude de faisabilité, Conservation d’énergie, Mise en marché