Les collèges de l’Ontario rencontrent la première ministre Wynne

Les collèges de l’Ontario rencontrent la première ministre Wynne
Sudbury – Les collèges de l’Ontario se réjouissent du fait que la première ministre a accepté d’amorcer un processus visant la création de programmes de trois ans menant à un grade dans les collèges publics de la province.
« Les employeurs recherchent de plus en plus des personnes qui détiennent un grade d’études postsecondaires jumelé à des compétences et des qualifications spécifiques, » souligne le président du Collège Boréal, Denis Hubert-Dutrisac. « Le fait d’étendre le nombre de programmes menant à un grade dans les collèges de l’Ontario aidera davantage de candidates et de candidats à trouver un emploi pertinent au terme de leurs études, surtout nos jeunes. »
Les présidentes et présidents de collège ont rencontré la première ministre Wynne mardi après-midi, à Queen’s Park. L’objectif de la rencontre était de discuter de mesures visant à renforcer l’éducation postsecondaire de la province. Les défis financiers et la réforme de l’apprentissage sont d’autres enjeux qui  ont été discutés à cette occasion.
Lors de la rencontre, la première ministre Wynne a affirmé que le gouvernement souhaitait collaborer avec les collèges afin de s’assurer que la province ait la flexibilité de combler les besoins du marché du travail. Au terme de la réunion, la première ministre a accepté de se pencher sur la question des programmes de trois ans menant à un grade, de pair avec les collèges.
« Nous avons bien apprécié avoir l’occasion de rencontrer la première ministre Wynne et nous nous réjouissons à la perspective de travailler avec le gouvernement, dans le but de mettre en œuvre des changements qui aideront davantage de personnes à recevoir l’éducation, la formation et les cours de recyclage dont elles ont besoin, » ajoute M. Hubert-Dutrisac.
Les programmes de quatre ans menant à un grade proposés par les collèges de l’Ontario connaissent beaucoup de succès; ils sont offerts dans un éventail de domaines axés sur les carrières. Quant aux programmes de trois ans menant à un grade, ils sont actuellement offerts dans les universités, mais ils ne visent pas les apprenants désireux d’obtenir une formation appliquée.
Presque partout ailleurs dans le monde, les diplômés d’un programme postsecondaire de trois ans se voient décerner un grade. De plus, plusieurs des programmes collégiaux de trois ans en Ontario sont déjà conformes aux normes provinciales d’études menant à un baccalauréat.
L’offre, par les collèges, de programmes menant à un grade davantage axés sur les carrières permettra à un plus grand nombre de personnes – notamment les groupes sous-représentés et les étudiants à risque – de poursuivre une gamme plus étendue d’options de carrière.
En s’assurant que les titres conférés en Ontario reflètent de manière plus précise le programme d’études suivi, l’on permettra également d’augmenter les perspectives de carrière accessibles aux personnes sans emploi qui désirent se recycler, et d’accroître les occasions de poursuivre des études spécialisées et supérieures.
Il s’agit d’une mesure importante si l’on veut aider l’Ontario à éliminer l’inadéquation des compétences – c’est-à-dire l’écart entre les compétences des travailleurs à la recherche d’un emploi et les qualifications recherchées par les employeurs. De nombreuses personnes ne peuvent remplir les postes actuellement disponible parce qu’elles ne détiennent ni les titres scolaires ni les compétences nécessaires.
La situation risque de s’aggraver alors que les avancées technologiques continuent de transformer le milieu de travail. Dans son rapport innovateur sur le sujet – Des personnes sans emploi, des emplois sans personne – le président émérite du Collège Seneca, Rick Miner, Ph. D., a indiqué que plus de 700 000 Ontariennes et Ontariens risquaient de devenir inemployables d’ici à 2021, en raison d’une formation insuffisante. Pendant ce temps, plus d’un million d’emplois ne trouveront pas preneur.
Le gouvernement reconnaît que l’inadéquation des compétences représente un défi de taille. Comme l’a affirmé récemment la première ministre au Toronto Star : « Nous devons nous assurer de fournir des programmes de formation dans des domaines où la création d’emplois est réelle. »
Histoire de contrer l’inadéquation des compétences, l’Ontario devrait proposer une gamme complète de programmes menant à un grade, à un diplôme et à un certificat, afin d’aider plus de personnes à se trouver un emploi pertinent et assurer leur succès à long terme, affirment les présidents des collèges. La province devrait également apporter des réformes au système d’apprentissage, afin d’encourager davantage de jeunes à s’intéresser aux métiers spécialisés.
« Nous devons nous assurer que davantage de personnes intégrant le marché du travail possèdent les qualifications et les compétences nécessaires pour se trouver un emploi pertinent, précise Denis Hubert-Dutrisac. »
À propos du Collège Boréal
Pour la 12e fois en 13 ans, le Collège Boréal détient le plus haut taux d’obtention de diplôme des 24 collèges d’arts appliqués et de technologie de l’Ontario. Le Collège Boréal détient également pour la 9e fois en 12 ans le plus haut taux de satisfaction des diplômés de tous ces collèges anglophones et francophones de la province. Toujours en croissance, le taux de satisfaction des étudiants du Collège Boréal se hisse quant à lui parmi les trois meilleurs en Ontario avec 83,4 %. Créé en 1995, le Collège Boréal est un établissement de formation et d’enseignement postsecondaire de langue française qui œuvre au développement et à l’épanouissement des communautés du Nord et du Centre-Sud-Ouest de l’Ontario.
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