Le Collège Boréal aide la Ville du Grand Sudbury à combattre une plante aquatique invasive

Le Collège Boréal aide la Ville du Grand Sudbury à combattre une plante aquatique invasive

> Le vendredi 3 août 2012

Pour diffusion immédiate                                                                

 

Mise à jour : projet de charançons pour combattre le myriophylle en épi
dans les lacs de la région

Sudbury le 3 août 2012- La Ville du Grand Sudbury termine sa deuxième année du projet en lien avec une plante aquatique appelée le « myriophylle en épi », une espèce envahissante qui pousse dans les eaux peu profondes et qui rend difficile et désagréable l'utilisation ludique des lacs. Pour combattre cette plante, la Ville du Grand Sudbury, en accord avec l'Alliance du bassin hydrologique du Grand Sudbury, a décidé d’utiliser une technique écologique qui a eu des résultats positifs dans d’autres lacs à travers l’Amérique du Nord. Lorsqu’on augmente la population de charançons, un insecte qui se nourrit de myriophylles en épi, la plante aquatique s’affaiblit et est moins portée à se propager.

« La Ville du Grand Sudbury est un chef de file par rapport à la préservation et à la conservation de ses lacs en utilisant des méthodes naturelles. En raison de l’appui du Conseil municipal, nous avons été très proactifs comme communauté pour trouver des solutions permettant de contrer le myriophylle en épi dans les lacs de la région », dit Marianne Matichuk, mairesse du Grand Sudbury.

Justin Richardson étudiant en richesse natuelle à l’École des métiers et des technologies appliquées,
Collège Boréal

Selon Stephen Monet, gestionnaire des Initiatives de planification environnementale de la Ville, les résidents du Grand Sudbury vont pouvoir bénéficier de ce projet. Il a été démontré que la valeur des maisons diminue de 20 % lorsque le myriophylle en épi est présent en grande quantité dans les lacs. En contrôlant leur invasion, la valeur des propriétés augmente, l’eau des lacs devient plus claire et les résidents peuvent enfin profiter des lacs.

 

« EnviroScience inc., qui mène ce projet depuis 2011, témoigne déjà de résultats prometteurs. Ce projet est bénéfique pour toutes les parties impliquées jusqu’ici. Nous sommes sûrs que cette solution aura un impact considérable sur la qualité des lacs », explique Bob Florean, représentant de l’Ontario chez EnviroScience inc. « Il s’agit là d’un excellent exemplepour contrôler de façon biologique le myriophylle en épi. Notre prochaine étape est de développer la production et l’expertise à plus grande échelle », ajoute-t-il.

 

Le charançon du myriophylle est environ de la même taille qu'une graine de sésame et passe sa vie à manger la tige du myriophylle en épi. Il ne mord pas et fait partie de l’environnement naturel du Grand Sudbury. Au total, 75 700 charançons ont été introduits dans quatre lacs à l’été 2011. Cette année, plus de 29 000 ont été ajoutés dans les lacs Simon, Grant, Long et Richard. D’autres quantités de charançons pourraient être déversées au cours des prochaines semaines dans les lacs McFarlane et Long. Les résultats provisoires de l’an dernier indiquent que la quantité de myriophylles a été réduite d’environ 10 pour cent depuis le début du projet. Les résultats finaux seront plus quantifiables après la troisième année du projet en 2013.

 

La Ville du Grand Sudbury, le Collège Boréal et ses étudiants, en collaboration avec la firme EnviroScience Inc., travaillent sur tous les aspects du domaine de contrôle biologique, incluant l’implantation d’écosystèmes aquatiques, la collecte, la culture et l’entreposage de charançons du myriophylle utilisésbiologiquement pour lutter contre cette plante invasive.

 

« Le Collège Boréal est fier de contribuer au succès de ce projet qui illustre sa force de partenariat avec le secteur privé. Voilà un exemple parfait d’une collaboration profitable aux deux parties. Il s’agit aussi d’une excellente démonstration du transfert de connaissances applicables à un projet concret pour nos 11 étudiants des programmes en richesses naturelles qui ont travaillé dans nos laboratoires spécialement aménagés pour l’élevage du charançon cet été », souligne le vice-président à l’enseignement du Collège Boréal, Daniel Giroux.

La présence du myriophylle en épi demeure toujours sous surveillance jusqu’à ce que les dernières quantités de charançons à déverser dans les lacs soient augmentées au cours des prochains jours.

 

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Source:

Renseignements :
Shannon Dowling, Communications corporatives
Ville du Grand Sudbury, 705 674 4455, poste 2539
 

Marie-Eve Pépin

Gestionnaire, direction générale
Collège Boréal
705-918-5662

Marie-eve.pepin@collegeboreal.ca



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